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(25
octobre 2001) Deux équipes de chercheurs, l'une de l'Université
du Wisconsin et l'autre de la Faculté de médecine de Harvard,
ont rendu publics des résultats de recherche sur le fonctionnement
de la bacille de la maladie du charbon. Cette découverte pourraient
conduire à la mise au point d'un traitement qui rendrait cette
bacille inoffensive. Ces résultats seront publiés dans
l'édition du mois prochain (novembre)du magazine Nature.
Selon ces chercheurs, la bacille de la
maladie du charbon, également connue sous le nom d'Anthrax, produit
un poison qui affecte graduellement la personne contaminée. Il
existe un vaccin contre la maladie du charbon. Toutefois, lorsqu'une
personne est atteinte il faut lui administrer une antibiothérapie.
Ces chercheurs ont identifié la
protéine destructrice qui trompe les cellules pour mieux les
envahir et se répandre dans tout l'organisme. Théoriquement
il serait possible de mettre au point une substance qui empêcherait
le récepteur de céder et de permettre en quelque sorte
l'envahissement d'autres cellules. Par
ailleurs, des chercheurs de l'Institut Burham de San Diego ont identifié
deux protéines de l'Anthrax qui en se combinant l'une à
l'autre produisent le poison mortel qui permet à la bactérie
de tuer les personnes contaminées. Ces récentes découvertes
devraient faciliter la mise au point d'un médicament efficace.
Toutefois, John Young, de l'Université
du Wisconsin a tenu à faire une mise au point. Selon lui, il
faudra un certain temps avant de mettre au point une anti-toxine efficace.
Dans la foulée des cas d'Anthrax
rapportés aux États-Unis on estime à environ 10
000 le nombre d'Américains à qui l'on a prescrit une antibiothérapie
et cela en dépit des appels au calme lancés par le gouvernement
et les autorités médicales.
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