Humeurs et commentaires
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Humeur du mercredi 22 janvier 2003

  • Raison et tort à la fois

    « On a dit, moi le premier et blablabla et blablabla... que les Québecois ne veulent plus entendre parler d'indépendance, de souveraineté. Cela place le Parti Québécois en fâcheuse posture.» Et voilà le travail! Un des éditorialistes, d'un journal ouvertement fédéraliste, André Pratte pour ne pas le nommer, vient de trancher définitivement la question.

Humeur du lundi 6 janvier 2003

  • Quand les médias ont le cercueil d’une enfant à se mettre sous la lentille…

    L’autopsie l’a confirmé. L’enfant de quatre ans est morte d’une infection intestinale et non, comme le croit et l’affirme son père, d’un arrêt respiratoire. Une enfant de quatre ans qui meurt, c’est inacceptable, surtout lorsque l'on a une cause apparente sous les yeux. Il faut un coupable. Un propriétaire négligent et sans doute «à numéro» ferait bien l’affaire. Les médias tentent de s’en charger. Sans succès. Le locateur est désespérément ailleurs, là où les caméras sont incapables de croquer sa gueule. Dommage. Propriétaire de toute cette moisissure qui tue, c'est comme rien, il doit avoir une tête d’assassin. Et si le vrai coupable c'était la pauvreté, l'ignorance, nos valeurs.Se trouverait-il des journalistes pour en parler ? La misère ordinaire n'est jamais très spectaculaire, très télégénique.

    La fillette décédée, sa mère, son père, ses frères et soeurs habitaient un logement à prix modique, sans doute mal ventilé où l’on trouve de la moisissure, de la peinture écaillée, des planchers qui ne sont pas droits. Alertées par le père au bord de l’hystérie, les caméras de télé, débarquées en force, nous l’ont montré en long et en large cette pourriture. Gros plan sur les tours de fenêtres, de portes, sur les briques descellées par l’humidité. C'est la moisissure qui l'a tuée, répète le père ad nauseam. Ce soir, aux informations télévisées de Radio-Canada, nous avons eu droit à des images de la petite dans son cercueil et de la messe de requiem à laquelle, des locataires, voisins de la famille éprouvée, ont assisté. Touchante attention, sous l'oeil omniprésent des caméras. La triste histoire de cette fillette est étalée à la télévision et dans les médias écrits depuis quatre jours. Comment expliquer qu’une histoire triste, sordide et d’une telle banalité déclenche pareille couverture médiatique ? Ce type de moisissure que l'on a pris soin de nous montrer au microscope, cause des désagréments, soit. Toutefois, tous les experts s’entendent là-dessus, il n’a jamais tué personne. Ce qui n’empêche pas les médias d’insister, d’en remettre, d’étirer la sauce. Quelle chance pour nous que la putréfaction ne parle pas ! Nous en aurions pour des jours et des jours. Ceux qui ont la responsabilité d’informer devraient s’interroger sur le choix des événements qu’ils nous présentent comme importants et sur leur sens.. Le manque de nouvelles n'est pas une défense honorable. Ils devraient cesser de répéter que, si nous ne sommes pas contents de ce que l'on nous montre, nous avons toujours la liberté de regarder ailleurs. Vive la liberté de presse !

Commentaire - 31 décembre 2002

  • Ce matin, un amimateur radio d'origine italienne affirmait bien haut et non sans fierté que jamais, jamais, au grand jamais, les Italiens n'accepteront la législation qui, à compter de 2004, leur interdira de fumer dans les lieux publics. « Ce sera la
    révolution ! » clamait-il. On se calme Franco ! Il y a quelques années, un animateur radio fumeur avait fait la même prédiction pour les Québécois. Et pourtant...Les fumeurs invétérés, toutes origines confondues, qui se les gèlent à l'extérieur du lieu public où ils travaillent ne semblent pas au bord de la révolution.

Commentaires - 15 décembre 2002

  • Yasser et Ben. Pour que Yasser Arafat s'en prenne à Ben Laden comme il l'a fait hier, de deux choses l'une, ou il est fou raide, ou il en sait plus sur la menace que représente «le terroriste» que la CIA et le FBI réunis.
  • USA and Irak. Il ne faut pas confondre propagande et vérité. Les raisons qu'ont les États-Unis de s'en prendre à l'Irak ne sont peut-être pas celles que l'on pense.

Humeur - 28 novembre 2002

  • Cachez ce pénis. Au beau milieu d'une émission de télévision en direct, un chanteur populaire quitte un plateau. Il refuse d'être associé, à cette heure du matin, à une chronique sur le pénis qui n'a pourtant rien de transcendant . Le jour même, les pour et les contre montent aux barricades reléguant aux oubliettes les sujets les plus importants de l'heure. A-t-il eu tort ou raison ? À la condition d'accepter d'en payer le prix, nul n'est tenu de se plier aux exigences de l'information spectacle. La liberté d'expression va jusque là.

Humeurs - 27 novembre 2002
  • Falardeau, REÉR et pH de piscine. Pourquoi faut-il, aux yeux de certains éditorialistes pontifiants, que le maintien du cap sur l'indépendance du Québec, lorsque l'on a entre 50 et 60 ans, soit synonyme de frustration ? Les intérêts des Québécois se résumeraient-ils à leur capacité de se payer un REÉR et de se payer une piscine et le pH qui va dedans. Si ce devait être le cas, faudrait-il en vouloir à Falardeau ?
  • La directrice des communications du Premier ministre canadien, Françoise Ducros, aurait dit de M. Bush qu'il était un " crétin ". Tollé aux USA, déchaînement médiatique et, vraisemblablement, applaudissements à Bagdad. Et que pense-t-on de M. Bush dans les officines et les chaumières américaines ? Sans doute qu'il est le président le plus génial que les États-Unis ont connu. Après tout, n'est-ce pas un ami de monsieur Chrétien ?
Humeur - 26 novembre 2002
  • Miss Monde. Il suffit qu'un chroniqueur " tendance Plateau ", sur les ondes de la première chaine de Radio-Canada, commente un sujet à la mode en lâchant un peu de bave fielleuse pour que l'animatrice admiratrice le couvre de "Bien servi. Bien envoyé, mon cher, comme d'habitude". Tu me masturbes. Je te masturbe. Jouissons! Entre nous bien sûr !

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