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J'aime
le thon en boîte. J'en mange au moins une fois par semaine, parfois
deux. Celui que je déguste est accompagné d'une salade de laitue romaine,
de tomates, de concombres, de feta,d'olives noires et d'une vinaigrette
odorante et légère. Un délice préparé par le cuisinier de La Cabane,
un restaurant portugais sans prétention de la rue Saint-Laurent à Montréal.
Et voilà qu'un article paru dans le National Post de Toronto pose sur
le thon et autres poissons un regard pour le moins critique. Il soulève
diverses questions dont les réponses peuvent faire peur. Selon Max Stevenson,
le poisson rend intelligent, mais c'est aussi un poison. Ce serait là
un paradoxe propre au thon. Ce poisson est riche en acides gras, des
substances essentielles au développement des yeux et du cerveau et qui
protègent des maladies cardio-vasculaires. Quoi demander de mieux ?
Mais voilà, toute médaille ayant un revers, le thon peut également contenir
des toxines susceptibles de tuer les cellules nerveuses et d'entraîner
des malformations du foetus. C'est du moins ce que révèlent des
test menés par l'Union des consommateurs des États-Unis et l'Association
des citoyens d'Ottawa. Les résultats obtenus prouvent que ces poissons
en conserve, dont le thon, contiennent des doses élevées de méthyl-mercure.
Une cochonnerie rejetée dans l'air par les centrales électriques au
charbon qui aboutit dans l'eau où les poissons l'absorbent à travers
leurs branchies. Le mercure serait ainsi stocké dans leurs tissus.
Toujours selon Stevenson, en début d'année 2001,
la Food and Drug Administration des États-Unis a recommandé aux femmes
enceintes et à celles qui essaient d'avoir un enfant de ne pas manger
certains poissons, comme le requin, l'espadon, le bar et le thazard.
Dans le même ordre d'idées, Santé Canada, depuis 1998, recommande aux
femmes enceintes de ne pas manger de thon ou de requin plus d'une fois
par mois. Santé Canada va encore plus loin, souligne Stevenson. Cet
organisme chargé de veiller sur la santé des Canadiens recommande de
ne pas manger de poisson contenant plus de 0,5 ppm de mercure. Ce qui
revient à interdire la consommation du thon qui en contiendrait 1,27
ppm. Comment expliquer alors que Santé Canada n'ait pas interdit la
vente du thon au Canada. Adevant le cas où ma mort serait attribuable
à la consommation de thon, ma descendance aura-t-elle gain de cause
contre cet organisme gouvernemental qui n'a pas interdit la vente du
poisson qui m'a tué. Que de questions que je laisse à d'autres.
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