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À l'hiver, comme
d'ailleurs à toute autre période de l'année, la
plupart des représentants de la gent ailée sont accueillies
avec joie par les ornithologues amateurs. Il s'en trouve toutefois,
comme l'étourneau sansonnet et le moineau domestique, que l'on
souhaiterait voir vivre ailleurs. Tant à la ville qu'à
la campagne, on dénombre sept espèces d'oiseaux qui, tout
en étant faciles à observer, n'hésitent pas à
emménager dans les nichoirs installés dans votre jardin.
Il y a une condition toutefois pour qu'ils acceptent d'occuper les logements
que vous mettez à leur disposition. Il faut que l'orifice d'entrée
et l'espace disponible soient aux bonnes dimensions. Il faut aussi que
les nichoirs soient à la bonne hauteur et que les prédateurs,
tels le chat et l'écureuil, ne puissent les atteindre. Ce qui,
quand on connaît leur agilité, n'est pas toujours aussi
évident qu'on le pense.
Ces sept espèces
qui s'installeront vite dans vos nichoirs sont l'étourneau sansonnet,
l'hirondelle bicolore, l'hirondelle noire, le merlebleu de l'Est, la
mésange à tête noire, le moineau domestique et le
troglodyte familier.
L'étourneau sansonnet
Aux dires des passionnés de l'observation des oiseaux, l'étourneau
sansonnet est une véritable peste. Il est on ne peut plus effronté.
Si on le déteste tant, c'est qu'il n'a aucune retenue. Il s'approprie
les nids que ses congénères ont souvent mis plusieurs
jours à préparer. À coups de bec et de cris agressants,
il chasse les autres espèces dont il convoite l'habitat assez
grands pour l'accueillir. Pour les jeter hors du nid, il fera tout un
cirque. Les merle bleus de l'Est, les hirondelles de différentes
espèces, les moineaux domestiques, les pics bleus, les pics flamboyants,
les pics à tête rouge sont incapables de lui tenir tête.
L'étourneau sansonnet est à ce point belliqueux, qu'il
s'en prendra même aux canards branchus et aux garrots à
l'oeil d'or, pourtant plus gros que lui, dont il convoite l'abri. C'est
dire que si l'un des nichoirs que vous avez installé au jardin
retient son attention et que le format de son trou d'entrée est
à sa taille, il y installera vite ses pénates et éventuellement
ses petits. C'est un squatter teigneux qui se reproduit deux fois par
année à raison de quatre à six oeufs par couvée.
L'hirondelle bicolore
Quel bel oiseau à observer! Habituellement, lorsqu'il y en a
un, il y a en des centaines, voire des milliers à proximité.
Ils se gavent d'insectes avant de prendre le chemin du sud. Si le diamètre
de l'orifice d'un nichoir que vous avez mis à leur disposition
est de 4cm (un pouce et demi) et qu'il est installé à
bonne hauteur du sol, il est probable qu'un couple d'hirondelles bicolores
y feront leur nid à la condition, bien sûr, qu'il n'y ait
pas de moineaux domestiques et d'étourneaux sansonnets dans le
coin.
L'hirondelle noire
C'est la variété d'hirondelles qui a un faible pour les
nichoirs condos, surtout lorsque ceux-ci ont été installés
à proximité d'un plan d'eau. Ce sont des oiseaux qui vivent
en colonie. Ils fréquentent les basses terres du Saint-Laurent.
Le merlebleu de l'Est
On dit de ces oiseaux qu'ils sont frileux parce qu'il leur arrive par
temps froid de se grouper dans une même cavité et de se
blottir les uns contre les autres pour conserver leur chaleur. Si le
temps est frais, ne vous surprenez pas de les voir entrer dans votre
nichoir et d'y rester plusieurs heures avant de remettre le bec dehors.
La mésange à
tête noire
Quel charmant petit oiseau ! Pas timide pour deux sous, il est toujours
prêt à venir sur votre main ou votre tête pour s'emparer
d'une graine de tournesol qu'il ira ouvrir à coups de bec rapides
sur une branche voisine. Ce petit bec, soit dit en passant, lui permet
aussi, lorsqu'il n'y a pas de nichoir dans les environs, de creuser
un trou dans une branche ramollie de boulot ou de tremble mort pour
y faire son nid. Si vous mettez des copeaux de bois dans le nichoir
que vous lui destinez ce sera comme une invitation de plus à
la mésange à tête noire à venir se loger
chez vous. Cette espèce qui ne migre pas vers le sud est présente
au Québec à longueur d'année.
Le moineau domestique
Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que le moineau domestique
nous vient d'Angleterre. Il aurait fait son apparition ici vers 1850.
Certains l'ont en horreur à cause de son comportement belliqueux,
d'autres s'accommodent fort bien de sa présence puisqu'il mange
des quantités énormes d'insectes qui attaquent les arbres
ornementaux. Une aubaine pour les horticulteurs. Le moineau domestique
n'a aucun scrupule lorsqu'il trouve un nichoir à son goût
déjà occupé par une autre espèce. Il s'installe
et gare à l'oiseau qui voudra le déloger.
Le troglodyte familier
Le mâle de cette espèce ne pourra jamais être taxé
de machisme. Au printemps, il construit non pas un, mais plusieurs nids
à l'aide de brindilles. Toutefois, et c'est là une intéressante
particularité de l'espèce, c'est la femelle qui choisit
le nid. Une fois son choix fixé, elle en termine si l'on peut
dire la décoration et le confort intérieur à l'aide
de différents matériaux. Mais curieusement, même
si la femelle accouche à cet endroit, il n'est pas dit qu'elle
y demeurera pour y élever sa progéniture.
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